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Dans le Rapport Financier Annuel 2012 vous évoquiez dans votre lettre

aux actionnaires la nécessité de répartir les risques économiques de

marché. Avez-vous pu concrètement progresser à cet égard durant

l’exercice 2013?

Jean-Edouard Carbonnelle :

Notre portefeuille est à présent constitué de

46% de bureaux, 37% d’établissements pour les soins de santé et l’ac-

cueil des personnes âgées, 16% de petits biens rassemblés dans des

réseaux de distribution et enfin cinq immeubles en Partenariats Public-

Privé. Au cours des dernières années, l’immobilier de santé et les réseaux

de distribution ont constitué nos pôles de croissance, tant en Belgique

qu’en France et aux Pays-Bas. En 2013 nous avons acquis, construit ou

reconstruit 19 nouveaux établissements de santé en Belgique, en France

et aux Pays-Bas pour un montant total de € 41 millions, tous pris en loca-

tion à long terme. Notre expansion dans ce secteur est tributaire des

programmes de développement des locataires qui exploitent ces éta-

blissements et hébergent les résidents ou patients. Les baux de longue

durée nous y assurent un cash flow stable et indexé à l’inflation, mais les

immeubles performants, tant du point de vue fonctionnel qu’énergétique,

sont des bâtiments encore à construire, ce qui demande du temps.

André Bergen :

Par ailleurs, si nous avons été précurseurs parmi les inves-

tisseurs professionnels en Belgique en investissant dès 2005 dans des

maisons de repos, nous constatons aujourd’hui un réel engouement pour

ce secteur qui nous incite à élargir notre prospection pour l’acquisition

d’immeubles supplémentaires dans d’autres pays et d’autres segments

de l’immobilier de santé. D’où nos acquisitions récentes aux Pays-Bas de

deux

1

centres de traitement médical indépendants.

Les bureaux, pour lesquels vous êtes actifs seulement en Belgique,

demeurent votre pôle d’investissement principal. Comment ce secteur

se comporte-t-il cinq ans après le début de la crise financière mondiale?

Jean-Edouard Carbonnelle :

La croissance économique quasi inexistante

impacte défavorablement la demande pour les espaces de bureaux. Avec

une acuité variable se manifeste également l’effet de nouvelles méthodes

de travail et de la recherche d’économies par les entreprises et les adminis-

trations occupantes. Le nombre de m² par poste de travail est en diminution

et les organisations ne prévoient plus toujours un poste de travail fixe pour

chaque collaborateur. Dans ce contexte, il est impératif pour le propriétaire

d’immeubles de bureaux d’adapter significativement son offre, tant du point

de vue quantitatif que qualitatif.

André Bergen :

Le marché belge est entré en 2013 dans une phase de sta-

bilisation avec un vide locatif encore élevé (11%) mais en léger recul depuis

quelques mois. Cette amélioration est due principalement au retrait de

surfaces du marché locatif en vue de leur rénovation ou de leur conversion.

Quels sont dès lors les initiatives de Cofinimmo dans ce secteur?

Jean-Edouard Carbonnelle :

La gestion commerciale et technique du parc

de bureaux en exploitation mobilise nos équipes afin de conserver nos

locataires par notre réactivité à leurs demandes et d’acquérir de nouveaux

clients. D’ici 2020, 15% de nos immeubles de bureaux (soit 6% seulement

du patrimoine global) feront l’objet d’une rénovation lourde ou d’une

reconstruction qui leur conférera un niveau de performance très supérieur

à la moyenne du marché et aux bâtiments concurrents en termes de fonc-

tionnalité, de flexibilité, de durabilité et de connectivité.

André Bergen :

Plus de la moitié de nos dépenses d’investissement pro-

grammées seront consacrées à ce secteur sur cette période. Par ail-

leurs, nous contribuons dès à présent à l’assainissement du marché en

transformant, lorsque la localisation de l’immeuble et sa configuration s’y

prêtent, des surfaces de bureaux en appartements que nous mettons

alors en vente. C’est le cas de deux projets entrepris en 2013, dont res-

pectivement 74% et 50% ont déjà été réservés alors que leur livraison est

planifié pour début 2015.

Vous semblez être une des seules sociétés immobilières cotées

européennes à s’engager dans des Partenariats immobiliers Public-Privé.

Pourquoi ?

Jean-Edouard Carbonnelle :

Nous avons aujourd’hui cinq bâtiments dans

cette catégorie en exploitation : un palais de justice, une caserne de pom-

piers, deux commissariats de police, un immeuble de logement pour étu-

diants et nous faisons construire une prison qui devrait être livrée dans le

premier semestre 2014. Ces bâtiments sont le résultat de marchés publics

que nous avons emportés. Ils sont loués pour de très longues périodes,

jusqu’à 36 ans, ce qui nous procure des cash flows parfaitement prévi-

sibles. A l’issue des contrats, les biens sont transférés gratuitement à

l’autorité publique. Alternativement, celle-ci dispose d’une option d’achat à

un prix correspondant à la valeur amortie de la construction.

André Bergen :

Nous pouvons dès lors chiffrer dès le départ le taux de ren-

dement interne de ces investissements sans devoir faire une hypothèse

sur la valeur résiduelle à l’issue du bail, ce qui ôte un facteur important

d’incertitude et de risque d’erreur d’appréciation. Enfin, l’expérience de ces

partenariats et de ces immeubles spécifiques renforce le savoir-faire de

nos équipes pour d’autres projets immobiliers.

MESSAGE AUX

ACTIONNAIRES

1

Un accord relatif à l’acquisition d’un troisième immeuble situé à Eindhoven à été signé. Pour plus de détails, voir page 39.

INTERVIEW DU CHIEF EXECUTIVE OFFICER ET

DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Rapport de gestion

/ Message aux actionnaires